Sur-vie.

Nous avons tous un rôle à jouer. Nous sommes nés, nous avons conscience de notre existence, nous avons conscience que notre temps est limité. J’estime que le but de toute vie est l’évolution, l’amélioration du système par l’entité infinitésimale que nous sommes.

Pendant plusieurs années je n’ai fait que vivre et survivre, impersonnelle, faible et basse au point de me laisser aller dans la stabilité, qui n’est que de la médiocrité déguisée.

En Centrafrique, j’ai entendu la phrase « Il est mort mais c’est pas grave, il n’était pas bon, il n’a jamais rien fait, c’est clair qu’il attendait la mort. »

Depuis, je me réinvente chaque jour. Je sur-vis.

Sur-vivre. Voilà le but de tout être. Savoir se dépasser, se réinventer, sortir de l’ordinaire, laisser une trace, même minime.

J’ai choisi de sur-vivre du mieux que je peux. Je pense être sur la bonne voie. J’espère. Et je dois mon évolution aux personnes qui m’entourent. J’estime que chaque rencontre est une expérience unique et un don inestimable. J’ai bien plus appris en rencontrant des personnes de différents horizons qu’en lisant des romans dans mon salon. Je ne vous remercierai jamais assez.

Et si il arrive que l’on ne puisse pas atteindre ses objectifs de la manière dont on a rêvé, cela ne signifie pas qu’il faut tout abandonner. Il suffit simplement de changer de route. La persévérance est mère de toute chose.

C’est facile à dire, je sais, j’ai souri en écrivant.

Ceux qui connaissent mon ego surdimensionné seront étonnés par cette phrase mais: sachez demander de l’aide. Ça ne coûte rien. Et attention, le fossé est grand entre un conseiller ou un mentor et un marionnettiste. Ne laissez jamais qui que ce soit prendre des décisions à votre place. On n’a qu’une seule vie, autant vivre la sienne :

« Tu es le maître de ton destin, et le capitaine de ton âme ! »

En bref, vivez et sur-vivez, voyez plus grand, plus haut, plus loin, oubliez le statu quo, innovez… Et ce ne sont que mes mots. Quels seront les vôtres ?

 

 

Citoyenne du monde.

 » Tu es haïtienne ou africaine ? Ah c’est beau le Sénégal ! Comment ça se fait que tu parles aussi bien français ? Ah bon, tu es française ? Tu as vécu combien de temps en France ? Ah, tu n’as jamais vécu en France… Comment ça se fait que tu sois française alors ? « 

Sourire de circonstance. Si vous avez déjà été dans cette situation, vous comprendrez ma peine. Si non, imaginez.

En pleine mondialisation et bien après les décolonisations, je m’étonne vraiment du fait que beaucoup de personnes pensent encore qu’un Noir qui parle sans accent prononcé est un immigrant et un déraciné, qu’un Asiatique est obligatoirement un Chinois, qu’un Français doit être Blanc, sinon c’est un étranger nationalisé etc.

Messieurs-dames, sachez qu’en France comme ailleurs il y a le droit du sol ET le droit du sang ! Malgré ma couleur marron (« noir » me semble un peu fort, je ne pense pas ressembler à Coco de Tintin au Congo), celle de mes parents et de mes arrière-grands-parents je suis française de nationalité et sénégalaise d’origine. Deux notions complètement différentes.

Étrangement, c’est à Montréal, ville cosmopolite, que cette conversation est le plus souvent revenue. Les premières fois, je répondais patiemment et gentiment (au risque d’avoir à expliquer mon arbre généalogique), en mettant cela sur le compte de l’ignorance. Mais cela soulevait plus d’interrogations que de compréhension. Apparemment, il faut absolument choisir : « mais toi, tu te considères comme étant sénégalaise ou française ? ». Rire silencieux de circonstance, je sens ma main qui me démange. Pourquoi ce besoin impérieux de choisir ? Le nationalisme n’est pas mort, il a juste changé de forme.

Bref ! Désormais, je suis donc une « citoyenne du monde ». À l’aise partout mais réellement acceptée nulle part. Après tout, au Sénégal, je suis une « vacancière », en Centrafrique comme au Canada je suis une « étrangère » et en France, je manque de « souche ». Et cette réponse est apparemment beaucoup plus satisfaisante pour les Montréalais ! « Asti que t’es drôle ! Ça existe pas un citoyen du monde ! Hahaha. Ça me fait penser au sketch de Untel sur… » J’ai souvent donné cette réponse et ça s’est presque toujours conclu sur une discussion sur l’humour !

Conclusion: si vous êtes fatigués de lutter contre les idées reçues, faites de l’humour ! Parlez-en dans un blog et partagez-le aux personnes fermées d’esprit qui vous entourent !

 

Désir.

J’aimerais me réinventer,  rire, pleurer, m’énerver sans retenue. J’aimerais me retrouver.

J’ai besoin de faire quelque chose, d’entreprendre quelque chose et quelque chose de différent. Quelque chose dont je serais fière, qui me fera avancer, qui changera les choses, qui me passionnera… et qui marquera les esprits. Je suis une passionnée.

Je veux sentir à nouveau ces papillons dans le ventre à quelques minutes de l’accomplissement d’un projet, cette boule au ventre qui te vide de toute ton énergie au moment où tu as besoin de réunir toutes tes forces.

Je suis à la recherche de mon autre « moi », cette Atlantide disparue au fond de moi qu’il me faudra des années à retrouver.

Réflexion.

« Admit it. You aren’t like them. You’re not even close. You may occasionally dress yourself up as one of them, watch the same mindless television shows as they do, maybe even eat the same fast food sometimes. But it seems that the more you try to fit in, the more you feel like an outsider, watching the “normal people” as they go about their automatic existences. For every time you say club passwords like “Have a nice day” and “Weather’s awful today, eh?”, you yearn inside to say forbidden things like “Tell me something that makes you cry” or “What do you think deja vu is for?”. Face it, you even want to talk to that girl in the elevator. But what if that girl in the elevator (and the balding man who walks past your cubicle at work) are thinking the same thing? Who knows what you might learn from taking a chance on conversation with a stranger? Everyone carries a piece of the puzzle. Nobody comes into your life by mere coincidence. Trust your instincts. Do the unexpected. Find the others. »

Timothy Leary

Souvenir.

Je rêve d’un endroit où le ciel, la mer et la terre se confondent. Je rêve d’un endroit où les couchers de soleil sont plus beaux de jour en jour ; des couchers de soleil aux couleurs si métissées qu’on ne saurait les observer sans émerveillement.

Je rêve d’un endroit si paisible que les téléphones n’y ont pas leur place ; et l’électricité, encore moins. Je rêve d’un endroit où la Nature est reine : un endroit où toutes sortes d’oiseaux peuplent le ciel et où flamants roses et cormorans peuvent se reposer en toute liberté. Je rêve d’un endroit où les moteurs des pirogues s’éteignent lorsqu’une maman dauphin et son petit s’approchent.

Je rêve d’un endroit où, allongés dans un bateau bleu et blanc, nous nous raconterions des histoires ; et ces histoires, rythmées par la mélodie des vagues, s’envoleraient vers ces étoiles et ces constellations qui disparaissent dès que l’on s’approche des grandes villes.

Je rêve d’un endroit où un vieux monsieur et sa femme, portant tous les deux de grands chapeaux de paille, seraient assis au bord de la plage sur de longues chaises blanches, surveillant leurs petits-enfants.

[…]

Je rêve d’un endroit où ce souvenir aurait encore sa place.

Sur la terrasse d’un café je me suis assise et j’ai pleuré.

13 Novembre 2011.

« Il m’aura fallu un an pour comprendre à quel point ta vie m’était chère. il m’aura fallu un an pour réaliser à quel point chaque jour passé avec toi était un cadeau de Dieu. Il m’aura fallu un an pour réaliser que j’aurais dû vivre ces journées encore plus intensément. Il m’aura fallu un an pour réaliser que j’aurais aimé encore mieux te connaître. Il m’aura fallu un an pour réaliser que la perte de plusieurs êtres chers m’aura rendue plus fragile à l’intérieur et plus forte à l’extérieur. Il m’aura fallu un an pour réaliser que tu nous as quitté pour la vie.

Et je n’oublierais jamais ces journées passées à Bourguiba avec mes deux Mames. Je n’oublierais jamais ces promenades du Point-E à Fann en passant par Karack. Je n’oublierais jamais toutes ces histoires que tu me racontais sur ce grand-frère très grand et très gentil. Je n’oublierais jamais ces dimanches, ces réunions de famille où j’en apprenais plus sur les Blondin et leur esprit d’opposition qui ont fait que je suis ce que je suis. Je n’oublierais jamais ces moments passés devant les Guignols. Je n’oublierais jamais ta voix qui me chantait gaiement que l’école était finie alors qu’elle avait à peine commencé.

Toutes les larmes que je n’ai pas versées cette année, je les verse aujourd’hui. Car, aujourd’hui, je réalise que mon père au sourire si doux ne sera pas là à ma graduation, il ne sera pas à mon mariage, il ne sera pas à tous ces moments qui compteront pour moi parce qu’il n’est plus là.

Il m’aura fallu un an pour écrire tout ça mais il me faudra toute la vie pour que la douleur s’apaise. Et il me faudra plus d’un an pour arriver à parler de toi au passé. »

RIP Papa.

Ce blog, ce café est ma thérapie. Un collage de ma vie passée, présente et future. Attablée à la terrasse d’un café je me raconte et je m’apprends. Asseyez-vous un moment et laissez-moi vous emporter.

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