Entre vie et vis-à-vis.

« Quatre comportements intérieurs définissent l’ignorance et les souffrances des hommes :

  • Le sentiment d’individualité. Face au succès : « Je suis intelligent »… Face à l’échec : « Je n’y arriverai jamais. »
  • L’attachement au plaisir : la recherche du perpétuel contentement comme seul objectif.
  • La complaisance dans la dépression : la hantise de souvenirs malheureux qui incite à se venger et à s’opposer à son entourage.
  • La peur de la mort : le besoin maladif de se cramponner à son existence, preuve de son individualité. Plutôt que d’accepter de vivre jusqu’à la mort en profitant de la vie ici-bas pour mieux développer son être. »

Mythologie indienne

« Une vieille légende hindoue assure qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tant de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le dissimuler en un lieu où il leur serait impossible de le retrouver. La difficulté fut de trouver la bonne cachette.
Convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, les dieux mineurs suggérèrent : « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre. » Brahma répondit : « Cela ne suffira pas car l’homme creusera et la trouvera. »
Les dieux mineurs proposèrent alors : « Dans ce cas, jetons la divinité au plus profond des océans. -Non, dit encore Brahma, car tôt ou tard l’homme explorera les profondeurs des océans et il est certain qu’un jour il l’y découvrira et la remontera à la surface. »
Les dieux mineurs conclurent : « Nous ne savons pas où cacher la divinité puisqu’il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour. »
Brahma réfléchit et rendit son verdict : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même car c’est le seul lieu où il ne pensera jamais à la chercher. »

Et depuis, dit la légende, l’homme a fait le tour de la Terre. Il a exploré, escaladé, plongé et creusé sans jamais découvrir ce qui se trouve en lui. »

 J’ai parcouru tous les pays
J’ai franchi des monts escarpés.
J’ai traversé toutes les mers
Et je n’ai rien trouvé d’heureux
Je me suis condamné à une vie de misère
Et j’ai rempli toute ma chair de douleur.


Extraits inspirants du livre Les Thanatonautes de Bernard Werber.

Longtemps j’ai eu peur de la mort. Ou plutôt, j’avais peur de quitter la vie. La vie, c’est tout ce que je connais, je suis donc j’existe. Mais je n’en ai qu’une seule et j’oublie par moments qu’il faut que j’en profite. J’oublie qu’il faut avoir la meilleure vie que l’on puisse rêver afin de n’avoir aucun regret au moment du jugement dernier. Un peu comme l’homme dans la mythologie hindoue, je cours encore et encore, en ressassant mon passé, en craignant mon futur et en manquant mon présent.

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Une réflexion sur « Entre vie et vis-à-vis. »

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