Parenthèse. Journée mondiale des réfugiés 2016. Montréal.

Avez-vous déjà vu des étoiles dans les yeux d’un enfant ? avez-vous déjà vu les yeux d’une mère scintiller de bonheur ? avez-vous déjà vu les larmes de reconnaissance d’un être humain ?

C’était la journée mondiale des réfugiés, et on avait du soleil plein les yeux, et de la joie plein le cœur.

Un cœur peint sur sa joue, son cœur pendu à ses lèvres, elle nous a conté ses voyages, ses projets d’avenir passés, son espoir d’enfant, sa fille perdue.
La plus belle phrase qu’elle m’ait dite ? « If you want a change, you need to stand up and fight for it ».
Entendre ces paroles des lèvres d’une femme exilée, meurtrie, intellectuelle, admirable, déterminée… Je n’ai pas de mots. J’ai été touchée en plein cœur.
Elle faisait partie du personnel local d’une organisation non gouvernementale. Bilingue, elle a fait le Kenya, la Centrafrique, le Sénégal, le Tchad, l’Ouganda, entre autres. Elle a risqué sa vie dans ces pays en guerre, pour finalement se faire enlever sa fille. Et arriver au Canada. Et sa première action ? Aller au concert d’Alpha Blondy.

J’ai vu une mère syrienne parler de discrimination universelle. Elle m’a dit « Quel que soit leur pays d’origine, ils diront tous la même chose : ils veulent qu’on soient tous pareils, qu’on ait la même peau, les mêmes yeux, les mêmes vêtements mais comment ? Nous sommes tous différents, et ils ne veulent pas comprendre que c’est cette diversité qui fait notre force. »

Plus que jamais j’ai entendu la voix de Djene D. me reparler de l’ubuntu, plus que jamais j’ai compris le concept de citoyens du monde, plus que jamais je me suis sentie humaine.

C’était comme si tous ceux qui étaient là parlaient d’une même voix, d’un même Cœur, avec la même force.
Et ces personnes ont toutes un point commun. Elles ont perdu leur pays, leur voix, mais l’espoir que j’ai lu dans leurs yeux était la plus belle expression de bonheur.
Tchadiens, burundais, syriens, congolais, canadiens, français, éthiopiens… Ils dansaient tous d’un même pas, comme si il n’y avait pas de lendemain. Et c’est peut-être ça l’important. Aucun lendemain.
Si vous pensiez mourir demain, que feriez-vous ?

 

Si monter dans une embarcation de fortune avec vos enfants vous donnerait plus de chances que de rester dans une ville détruite, que feriez-vous ?

 

Si pendant un moment indéfini vous n’aviez aucun espoir de voir un autre jour se lever, que feriez-vous ?

 

Pensez-vous mourir demain ?
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