Souvenir.

Je rêve d’un endroit où le ciel, la mer et la terre se confondent. Je rêve d’un endroit où les couchers de soleil sont plus beaux de jour en jour ; des couchers de soleil aux couleurs si métissées qu’on ne saurait les observer sans émerveillement.

Je rêve d’un endroit si paisible que les téléphones n’y ont pas leur place ; et l’électricité, encore moins. Je rêve d’un endroit où la Nature est reine : un endroit où toutes sortes d’oiseaux peuplent le ciel et où flamants roses et cormorans peuvent se reposer en toute liberté. Je rêve d’un endroit où les moteurs des pirogues s’éteignent lorsqu’une maman dauphin et son petit s’approchent.

Je rêve d’un endroit où, allongés dans un bateau bleu et blanc, nous nous raconterions des histoires ; et ces histoires, rythmées par la mélodie des vagues, s’envoleraient vers ces étoiles et ces constellations qui disparaissent dès que l’on s’approche des grandes villes.

Je rêve d’un endroit où un vieux monsieur et sa femme, portant tous les deux de grands chapeaux de paille, seraient assis au bord de la plage sur de longues chaises blanches, surveillant leurs petits-enfants.

[…]

Je rêve d’un endroit où ce souvenir aurait encore sa place.

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Sur la terrasse d’un café je me suis assise et j’ai pleuré.

13 Novembre 2011.

« Il m’aura fallu un an pour comprendre à quel point ta vie m’était chère. il m’aura fallu un an pour réaliser à quel point chaque jour passé avec toi était un cadeau de Dieu. Il m’aura fallu un an pour réaliser que j’aurais dû vivre ces journées encore plus intensément. Il m’aura fallu un an pour réaliser que j’aurais aimé encore mieux te connaître. Il m’aura fallu un an pour réaliser que la perte de plusieurs êtres chers m’aura rendue plus fragile à l’intérieur et plus forte à l’extérieur. Il m’aura fallu un an pour réaliser que tu nous as quitté pour la vie.

Et je n’oublierais jamais ces journées passées à Bourguiba avec mes deux Mames. Je n’oublierais jamais ces promenades du Point-E à Fann en passant par Karack. Je n’oublierais jamais toutes ces histoires que tu me racontais sur ce grand-frère très grand et très gentil. Je n’oublierais jamais ces dimanches, ces réunions de famille où j’en apprenais plus sur les Blondin et leur esprit d’opposition qui ont fait que je suis ce que je suis. Je n’oublierais jamais ces moments passés devant les Guignols. Je n’oublierais jamais ta voix qui me chantait gaiement que l’école était finie alors qu’elle avait à peine commencé.

Toutes les larmes que je n’ai pas versées cette année, je les verse aujourd’hui. Car, aujourd’hui, je réalise que mon père au sourire si doux ne sera pas là à ma graduation, il ne sera pas à mon mariage, il ne sera pas à tous ces moments qui compteront pour moi parce qu’il n’est plus là.

Il m’aura fallu un an pour écrire tout ça mais il me faudra toute la vie pour que la douleur s’apaise. Et il me faudra plus d’un an pour arriver à parler de toi au passé. »

RIP Papa.

Ce blog, ce café est ma thérapie. Un collage de ma vie passée, présente et future. Attablée à la terrasse d’un café je me raconte et je m’apprends. Asseyez-vous un moment et laissez-moi vous emporter.

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